mardi 22 décembre 2009

rétrospective

Après quasiment un an d'absence sur ce blog, je ressens le besoin de m'expliquer, de me justifier auprès de vous, fidèles lecteurs que j'ai abandonné sans un mot, sans un regard...
Pourquoi ce silence ?
Quelle activité a bien pu m'accaparer au point de délaisser ce magnifique espace d'expression ?
Et bien, c'est assez simple en somme :
Fin août dernier, je me suis brusquement et très intensément pris de passion pour le présentateur des Chiffres et des Lettres, Laurent Romejko.

Sa truculence, son humour sophistiqué, son implantation capillaire...
Jour et nuit, toutes mes pensées convergeaient vers cet homme discret et délicieux, mon obsession m'isolant peu à peu du reste de la société.
En septembre dernier, j'ai voulu me reprendre en main et j'ai fait l'acquisition d'une petite propriété agricole dans le Tarn, ainsi que de quelques engins motorisés adaptés aux reliefs irréguliers de ce nouvel environnement.
Six mois durant, j'ai tenté de guérir de cette passion dévorante en menant une activité physique soutenue. Cette ferme, il faut le préciser, était un véritable bordel. De la paille et des pneus de tracteurs disséminés un peu partout.
J'ai tout - méthodiquement - remis en ordre, avec et sans chemise, sur terrain sec et en milieu humide, dans l'enthousiasme et le découragement.
Une fois que j'ai eu terminé, je me suis rendu compte que l'on pouvait soumettre son corps à bien des épreuves, s'épuiser au point de perdre ses compétences linguistiques et ne plus pouvoir écrire qu'en langage SMS, mais que rien au fond ne pouvait effacer les traces laissées par un être d'exception.
Même à bout de force, mon coeur le crie :
LOREN, JE T'M

Aujourd'hui, je suis sorti de cet enfer. Je laisse derrière moi une ferme impeccablement rangée et un film-témoignage, tourné par un ami cinéaste, avec qui j'ai par ailleurs refait ma vie (coup de bol, il s'appelle lui aussi Laurent).

vendredi 12 juin 2009

Littéralité et tautologie

On me fait gentiment découvrir l'existence des "litteral version videos" sur youtube : des mecs se sont amusés à réécrire et réenregistrer des textes de chansons pour coller au millimètre à ce qui est montré dans les clips, sur le mode de la description la plus littérale qui soit.
J'avoue avoir pris mon pied sur celui-là :

Et puisqu'on parle redondance, un peu de tautologie avec ce sketch de Kad et Olivier qui me valut quelques larmes :

dimanche 26 avril 2009

Mécanique cosmique

C'est en tant que fan des bringuezingues de Deerhoof que je me suis mis, il y a quelques années, à me pencher sur les travaux menés par leur ex-guitariste Chris Cohen, sous le nom de The Curtains tout d'abord, et plus récemment sous le doux sobriquet de Cryptacize (en compagnie de la charmante Nedelle). Les deux albums de ce projet en trio (dont un tout récent Mythomania) sont de pures merveilles de pop miniature, tarabiscotée et onirique, pleines de grâce candide et d'ingéniosité mélodique.
Deux fraîches découvertes motivent plus spécifiquement la rédaction de ce billet :
Tout d'abord, j'apprends - dans un mélange d'incrédulité et d'allégresse - que ces doux illuminés venaient jouer à quelques encablures de mon domicile fort prochainement, le 5 juin au Quilit-Quilit à Béthune (62) pour être précis.
Ensuite, je découvre que "Cosmic Sing-A-Long", leur "tube" du précédent album, et dont voici la vidéo :

a fait l'objet d'une reprise pour le moins stupéfiante, totalement mécanisée par les soins de l'artiste Nick Yulman.

Les mots me manquent pour décrire le monumental kif que m'inspire cette adaptation...

samedi 18 avril 2009

Message à caractère promotionnel

Sharko sort son nouvel album "Dance On The Beast" ces jours-ci et assure sa promotion à la main, tout seul, comme un grand.

mardi 17 février 2009

Jolie Gaulle #8 : un été au poèle

quand le mazout touche son oiseau...

Il commença sa carrière dans la chanson sous le pseudonyme de Frédéric Dial. Ses dernières traces phonographiques sont parues sous la signature du terrifiant clown Poppy. Mais pour sa maman, l'officier de l'état-civil et toute une floppée de mélomanes anonymes, il reste à jamais Frédéric Lecoultre, auteur et interprète de quelques joyaux de la chanson intello comme Mac & Kate (sic), L'Habitat Urbain ou Si Tu Touches à Mon Oiseau.

Quand je fis, il y a une quinzaine d'années, la découverte de son 45 tours "J'ai un poèle à mazout", je logeais pour les vacances avec les membres d'un petit orchestre de musique de jeunes dont je faisais alors partie.
Nous avions fait l'acquisition de cette rondelle de vinyle dans une brocante, où nous avions également trouvé un excellent mange-disque, qui sonorisa nos soirées rosé/cacahuètes.
Le morceau eut tôt fait de nous terrasser par sa musicalité inespérée : trompettes à la Bacharach, basses à la Melody Nelson, fills de batterie à la Ringo Starr, textes à la con.
Galvanisés par ce chef d'oeuvre, nous tentâmes littéralement d'épuiser le disque, d'en extirper tout le jus, en le passant non-stop, jour et nuit. Au final (je dirais une soixantaine d'heures quand même) le disque se révèla plus endurant que nous. Mais chacun des auditeurs forcenés de cet été-là garde depuis lors, gravée pour l'éternité dans sa mémoire, la beauté de ces vers dignes de James Joyce :
"C'est le même que celui de Monsieur Raspoutine,
le barbu qui avait une verrue sur le cou
La chaleur de mon poèle te donnera bonne mine,
et j'en suis convaincu t'auras le feu aux joues"



Frédéric Lecoultre J'ai Un Poèle à Mazout (1971)

vendredi 6 février 2009

Nuggets de Héron #3 : M Ward

A l'heure où paraît son sixième album (le bel "Hold Time") sous les louanges d'une presse que j'eusse - en toute franchise - aimé voir se réveiller plus tôt, je vous propose de (re)découvrir deux vieux morceaux méconnus du bon M WARD, champion international de la ballade nocturne à ululer sous le porche, un verre de Southern Comfort sous la main.

Le premier est un extrait de l'album de Rodriguez ("Swing Like A Metronome") paru chez Devil In The Woods en 1999 .
A l'époque, Matt faisait partie de cet étrange trio, à la fois passionné par le rock oblique de Firehose et Sonic Youth mais aussi par quelques grands chantres du folk rural tels que Townes Van Zandt. Il y composait et chantait une bonne moitié des chansons, comme ce désarmant Teresa, qui contient l'une de mes rimes approximatives préférées de tous les temps : "you can cover it in mud / i will always think you're talented". Pour l'anecdote, le morceau est produit par Jason Lytle de Grandaddy...


RODRIGUEZ Teresa


Plus rare à dénicher, la chanson "Persuasion" ci-dessous était offerte par l'artiste aux visiteurs du site des Disques Mange-tout, label qui fit paraître ses deux premiers albums dans l'Hexagone.
La chanson provient, si je ne m'abuse, des sessions de l'album "End Of Amnesia". Elle en possède en tous cas la facture onirique et réconfortante.

M WARD Persuasion

mardi 3 février 2009

My Friend Goo

Heureux papa de deux jeunes garçons, je suis confronté au quotidien à l'existence de mondes culturels parallèles. J'ai ainsi acquis, ces dernières années, quelques rudiments en généalogie Pokemon, en assemblage de Mégazord, en chorégraphie Tecktonik, et même quelques prises mortelles issues de la tradition tortue ninja. Très vite, dans le cortège des divertissements juvéniles, la question du jeu video s'est imposée, avec son lot de questionnements éducatifs. Allais-je devoir sacrifier aux usages contemporains et doter mes têtes blondes de coûteuses consoles dernier-cri ? Combien de temps parviendrai-je à les détourner des jeux à succès promouvant la décapitation, la quéte effrennée de biens matériels, la fouille de string et les courses de dragsters en agglomération ? L'extermination virtuelle de soldats irakiens ou de zombies hongrois constitue-t-elle un passage obligé dans l'intégration sociale d'un jeune citoyen européen ? Ce sont quelques-unes des questions qui agitent mon frêle cerveau d'apprenti-éducateur.
A l'inverse, j'explorai sans grand enthousiasme l'offre des programmes pédagogiques proposés sur le marché et ses concepts fumeux, genre "découvre le patrimoine médiéval de ta région en résolvant des questions d'orthographe et des équations à deux inconnues posées par de très amusantes reproductions de peintres flamands".
C'est dans ce contexte, à la recherche d'une alternative aux combats de monstres mais aussi aux punitions cultureuses que je fis la découverte du jeu "The World Of Goo".
Il s'agit d'un logiciel créé par deux américains "indépendants", disponible sous PC, Mac et même dans une version développée pour la console Wii. Le programme est payant (aux alentours de 20$ pour un achat en ligne) mais on peut déjà s'amuser quelques heures gratuitement en téléchargeant le premier quart du jeu - sans rien débourser - sur le site des créateurs.
En un mot comme en cent, j'ai trouvé ce petit divertissement numérique génial, et pour le coup véritablement familial.
Il s'agit d'un compromis entre le jeu de construction, le circuit de domino et le puzzle, un hybride de Badaboum et de Lemmings, mettant à l'épreuve l'astuce et le sens de l'équilibre du joueur. Il faut, la plupart du temps, y construire des ponts, des passages ou des tours permettant la circulation de petites boules noires nommées "Goo balls" en prenant en compte les lois naturelles de la pesanteur, restituée avec un réalisme stupéfiant. C'est très simple à prendre en main, très sobre graphiquement, drôle, léger, et très convivial.

Alors certes, ça manque un peu de gunfight en Ferrari et de danseuses vampires lubriques, mais si vos rêves d'avenir ne ressemblent pas à des clips de Nadiya , ça pourrait bien vous faire marrer quelques heures...

vendredi 30 janvier 2009

C'est bien urbain


Je ne parle pas souvent de hip-hop par ici. Faut dire aussi que c'est rarement dans ce champ esthétique que surviennent mes coups de foudre les plus mémorables.
Une fois n'est pas coutume : voilà que mes récentes pérégrinations musicales me mènent sur les traces de quelques lascars assez épatants qui me donneraient presque envie d'investir dans un survête blanc et de m'enquérir du prix des gourmettes.

Cette semaine, j'ai ainsi découvert les travaux de SEPT, rappeur français à la plume bien trempée, qui a récemment fait paraître un album intitulé "Le Jeu Du Pendu" en compagnie de son camarade LARTIZAN. Le disque est disponible chez LZO Records mais écoutable dans son intégralité sur Deezer. Je bloque pour ma part sur le titre "Tu tues" (en écoute aussi sur leur myspace), réjouissante réponse aux clichés ego-trip et aux postures de mâle dominant toujours en vigueur dans les cultures urbaines. Vous ne serez - j'imagine - pas surpris que je m'entiche de pareil texte, riche en images évocatrices telles que "Si j'étais une cassette tu serais un coffret" ou bien "T'es Monica Bellucci en robe d'été /j'suis Larusso encore pètée à chercher ses Gucci dans son Audi TT." Bon son, bonne rimes, comme aux meilleurs moments des Svinkels, mais en plus street-crédible et en un peu moins potache.

De l'autre côté du Channel, il y a le groupe MONGREL, qui s'apprête à publier son premier album, qui m'a aussi bien fait kiffer la vibes. Conçu comme un supergroupe fourré à l'indie-rock coolos (des membres d'Arctic Monkeys et des Babyshambles y font poum-tchak et bling-blang), le projet se détache surtout de la concurrence grâce à la participation de rappeurs et rappeuses quasi-inconnus mais plutôt féroces, qui viennent postillonner avec brio sur des beats sympatoches, . On n'est pas très loin du crossover popularisé par Gorillaz, mais le ton est plus virulent, les MC plus cinglants, dans un esprit rappelant également la patate des vieux Asian Dub Foundation. Allez donc voir la video de "The Menace" pour vous faire une idée et ne négligez pas l'album à sa sortie : il tient sérieusement la route.

jeudi 8 janvier 2009

Firmament de la Navrance : Le plomb et la plume



André Gide disait : "Je n'écris que pour être relu".
A propos d'Abd-Al-Malik, on a envie d'écrire "Il n'écrit que pour être relou".

On est d'accord : "C'est du lourd" est de très, très loin le morceau le plus navrant publié en 2008.
Relayé par France Inter et Telerama, le scoop est finalement passé : des blacks en survêtement, y en a des bien.
Ouf. Je retourne de ce pas à la Fnac me réconcilier avec la France d'en bas.

Heureusement, 2009 est là et les challengers de la Navrance doivent, quelque part dans une chambrette française mordiller leur bic et ourdir leur revanche.
On a grand peine à imaginer où tout ça nous mènera, mais j'ai pas hâte d'y être.

vendredi 5 septembre 2008

Nuggets de Héron #2 : Richard Davies

Je profite que le sujet soit d'actualité ces deux derniers jours chez A Tombouctou Sans Mariachis pour vous lâcher un petit inédit sympatoche de Richard Davies.
Je ne vais pas vous réécrire la bio de cet étrange songwriter australien mais si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage à aller farfouiller dans les disques des Moles (groupe psychédélique/baroque/zarbi) et à vous acheter sans hésitation l'album de Cardinal (sommet de pop précieuse et fleurie).
Le morceau en question s'appelle "Cooper Rediscovered Radials", envoie du gros balayage de guitare acoustique en avant-plan, du chant nasillard (à faire passer Dylan pour Jeff Buckley), et figurait initialement sur un 7" offert avec le premier tirage de l'excellent album "Telegraph".

Vous remarquerez par ailleurs que j'abandonne le joli Dewplayer pour le plus terne Zplayer, tout simplement parce que ce dernier intègre par défaut une fonctionnalité vous permettant de télécharger le morceau (suffit de cliquer sur la petite icône en bas à droite sur le lecteur, juste à côté de la petite étoile), chose que je ne parviens pas à intégrer dans Dew.

mercredi 3 septembre 2008

mardi 2 septembre 2008

La rentrée des Kids


Aujourd'hui c'est la rentrée des classes et pour fêter ça voici un titre flambant neuf et complètement inédit du sémillant Kidsaredead qui nous fait l'amitié de nous livrer une petite exclu de derrière les fagots fraîchement sortie de son multipistes.
La chanson s'intitule "School returns" et contient tous les éléments qui me font kiffer ce garçon au-delà du raisonnable (en dehors de son physique de moniteur de kite-surf) : mélodies sinueuses, choeurs chatoyants, guitares harrisonniennes, textes farcis de références improbables, audaces harmoniques et décontraction du gland à la Pavement.
C'est LE slow de la rentrée, offert en méga-exclu aux chanceux lecteurs de ce blog.
Kidaredead, pour ceux qui n'auraient pas suivi, c'est le projet personnel de Vinicius Mougelinho, fringuant songwriter mosellan, croisé au sein d'Orwell, de Variety Lab, mais aussi aux côtés d'Alban Dereyer ou dans le nouveau groupe de Flop (pour n'en citer que quelques-uns).





School Returns, un morceau qui sent bon la polycopieuse et la colle Cléopatre.

vendredi 29 août 2008

Phase de mutant

Piano Phase est une pièce de Steve Reich écrite en 1967, impliquant deux pianos.
Ceux-ci jouent en boucle un motif mélodique de 12 notes assez preste, initialement à l'unisson, pour progressivement se décaler et créer graduellement le fameux et troublant effet de phase évoqué dans le titre.
Jouer des pièces de Reich requiert une concentration monstrueuse et une rigueur rythmique hors du commun... Il s'agit en effet de rester imperturbable dans son exécution et ne pas se laisser happer par la cadence du voisin, ni de trop rentrer dans les effets de la musique, sous peine de perdre pied.
Le pianiste Peter Aidu a trouvé un ingénieux stratagème pour ne pas se laisser distraire par un deuxième instrumentiste : il joue les deux parties lui même. Une main par piano.
C'est tout con mais il fallait y penser...



vendredi 22 août 2008

Nuggets de héron #1 : Grandaddy



Pour tenter de rendre cette fin d'été un peu moins tristounette, je vous propose de déterrer ces prochaines semaines quelques morceaux rares (démos, live, extraits de disques un peu difficiles à dénicher) de mon humble collection personnelle jetés en pâture à vos tympans voraces (mais délicats).
Les morceaux sont choisis en premier lieu pour leur qualité musicale, qui contraste étonnamment avec le rôle souvent secondaire (face B, rebut d'album, etc...) auxquel on les a relégués dans la discographie de leurs auteurs.
Première livraison avec deux morceaux des skaters barbus de Modesto, les regrettés Grandaddy, chantres de l'indie-pop lunaire, qui surent marier comme nul autre les Yamaha bon marché, les plaintes en voix de tête et les guitares velues.
Le premier morceau, Sarah 5646766, n'est disponible que sur "The Windfall Variety", un CD compilation vendu pendant les concerts de nos bûcherons neurasthéniques.
Il compte pourtant parmi mes tous préférés du groupe, avec sa belle mélodie mélancolique et son bon sens terrien..."It's happiness that matters anyway..."




L'autre est plus facile à trouver, mais vaut aussi le détour. Il met en évidence la filiation aux Pixies, notamment avec cet entêtant motif de guitare sur deux notes sur lequel est construit le refrain, tout en affirmant la désespérante "normalité" qui fait le charme du groupe. "Je vais pas bien" chantonne Jason Lytle, pas vraiment d'humeur à mettre ses deux pieds en canard c'est la chenille qui-redémarre...
"I'm Not Alright"...



jeudi 21 août 2008

Donne la papatte

A l'heure actuelle, si je devais faire tatouer le nom d'un groupe en lettres gothiques sur mon glabre poitrail, je crois bien que mon choix se porterait sur les inénarrables a.P.A.t.T.

En effet, si j'ai écouté un paquet de bons disques ces derniers temps, aucun ne m'aura enthousiasmé autant que "Black & White Mass", dernière parution en date de cet improbable collectif de Liverpool. Il faut dire que, conformément à la formule proposée par le groupe lui-même, aPAtT, c'est un peu une compilation des meilleurs moments de pas mal de mes groupes préférés, tous styles confondus. Précisons toutefois qu'a.P.A.t.T. ne pratique pas la fusion des genres, leur préférant la juxtaposition frénétique, le zapping furieux.
Un chroniqueur anglais écrivit d'ailleurs à propos de leur premier album ces mots qui résument fort bien l'esprit du disque :

"Mon lecteur CD indique 66 morceaux, la pochette du disque n'en nomme que 8, mais j'en ai entendu au moins 103 (à moins qu'il ne s'agisse d'une seule très longue pièce ?)"

Que dire d'autre à propos de cette bande de malades qui puisse vous convaincre d'aller découvrir leur musique ?
Tentons en vrac quelques arguments de poids :

- Ils ont des tenues de scènes faites maison (incluant parfois des chapeaux pyramidaux), dépourvues de manches, pour faire plus élégant.
- Ils sont entre 6 et 10, tous multi-instrumentistes, avec des surnoms assez drôles empruntés au lexique des studios (Norma Lize, The Count In, Master Fader, General Midi, etc...)
- leur musique est fourrée à l'accordéon, aux guitares électriques, au violoncelle et aux échantillons divers. Recours fréquent au "pitchshifting" (altération de la hauteur par des moyens numériques).
- Ils viennent de Liverpool (en même temps, ça ne s'entend pas).
- Ils ont sorti un EP téléchargeable gratuitement, sur le principe du mash-up, avec une super-pochette détournant un classique des années 80 (que je ne nommerai pas pour teaser grave, tant il est vrai qu'on aPAtT pas les mouches avec du vinaigre)
- Ils produisent des visuels raffinés tels que :
- leur nom se prononce "ape hat", tout connement, comme un chapeau en singe. Normal.
- leurs chansons peuvent faire penser, selon les cas, à Fantomas, aux Mothers Of Invention, Ween, Camper Van Beethoven, au Bonzo Dog Doo-Dah Band, au Soft Machine des débuts, aux Beastie Boys, aux regrettés Thinking Fellers Union Local 182 voire même au méconnu et néanmoins excellent Alec K Redfearn mais aussi à des trucs garage ou psychédéliques un peu barrés… Bref c'est bouillonnant, exubérant, à la fois grotesque et sublime...

Le groupe tournera en France en novembre (avec les autres barjots de Chops).
En attendant, goûtez-moi ça :

Apprentice Attention (extrait de Black & White Mass)





Firebird (extrait de Black & White Mass)





Notez par ailleurs que le truculent inédit "Fucking Hostile" est en téléchargement libre sur le myspace du groupe.

mardi 12 août 2008

Vaguement jumeaux #10 : Tim et Ian

Il me faut reconnaître que ce single du Flamand Tim Vanhamel (Millionaire, Evil Superstars, dEUS, Eagles Of Death Metal...) est loin d'être déplaisant.
On en oublierait presque les poses de bad boy Calvin Klein et le clip à la coule (genre j'suis trop un natural born killer dans ma teuté).
Mais soit : Le gars sait de toute évidence pondre des bonnes chansons et fait montre d'une versatilité peu commune.

Je ne puis toutefois m'empêcher de souligner la troublante similitude entre la redoutable popsong belge en question et l'oeuvre trop souvent mésestimée des faramineux Pale Saints, et notamment la chanson ci-après, intitulée "Throwing Back The Apple".

Si le beau Tim n'a jamais entendu chanter Ian Masters, je veux bien manger une fricadelle par le nez.

lundi 30 juin 2008

Le Troisième Age Sonique Veut Te Réparer

Déjà, à la base, j'ai un problème avec la version originale du Fix You de Coldplay : j'aime la mélodie, la simplicité du truc et puis je suis quand même un peu gêné par le côté "Grosse cavalerie sentimentale".


Alors cette reprise par une chorale de personnes agées (Young@Heart) featuring l'assistance respiratoire et les chaises percées...


Je ne parviens pas à savoir si je trouve ce truc atroce ou émouvant, écoeurant de sensiblerie ou désarmant de justesse...
Ceux qui trouvent ça plutôt comique seront heureux de découvrir ce que nos cartes vermeilles font par ailleurs subir au Schizophrenia de Sonic Youth.

dimanche 22 juin 2008

Fin de la cécité



Pas folichon, la participation, les copains... Vous me déçutes.
Je vous rappelle que ces blind-tests sont conçus pour être trouvables à
coup de gougueule bien placés et ne sont pas réservés aux encyclopédistes du rock.
Et puis les indices récemment ajoutés dans le bulletin précédent auraient dû vous garantir la top-win.

Voici donc les bonnes réponses :

1/ LIARS - Lose Nuts On A Velodrome
2/ JONI MITCHELL : Man From Mars
3/ BARRINGTON LEVY : Bounty Hunter
4/ THE CHURCH : Under The Milky Way
5/ PYLON : Crunch
6/ WIRE : Ex-Lion Tamer
7/ CYPRESS HILL : Stoned Raiders
8/ ELLIOTT SMITH : Say Yes

8 chansons qui contiennent le nom d'une barre chocolatée.
J'ai essayé de trouver un morceau dont le titre contiendrait "Nougatti" mais cette quète fut vaine.

Côté classement, personne n'a fait de sans-faute et c'est donc moi qui repars avec les quinze jours de vacances à Saint-Barthélémy en compagnie de Monica Bellucci.
Dragibus mène toutefois la danse avec 18 points, talonné par les fidèles Benj & Julianne qui affichent 16 points, Billy Montoya qui en totalise 14 en dernière minute et Kill Me Sarah qui , probablement grippé, n'en marque que 8.

samedi 14 juin 2008

Come Play With Me

Un mot en vitesse pour vous rappeler que la première émission d'UN CRI DANS LES BOIS contient une petite séance de blind-test à laquelle vous êtes tous invités à participer.
Pour les plus pressés, c'est aux alentours de la 32ème minute d'émission.
Il faut trouver 8 titres de chansons et 8 noms d'interprète + le lien existant entre ces huit chansons et m'envoyer vos réponses à monongle(at)free.fr avant dimanche 22 juin à 18h.
Bonne chasse !

Quelques indices, pour ceux qui sèchent :
Le nez des premiers s'allonge régulièrement. Le groupe Correcto a sorti un single portant le nom de la deuxième. Le prénom du troisième pourrait se traduire "sonnerie de portable pour débit de boisson". Les quatrièmes sont Australiens. Les cinquièmes et les sixièmes ont tous deux influencé R.E.M., qui a d'ailleurs enregistré une chanson de chacun d'eux. Les septièmes étalent volontiers leur fascination pour le funèbre et les herbacées qui font wigoler. Le huitième ne nous aura pas fait beaucoup wigoler et nous a quittés dans des circonstances mystérieuses.