On me fait gentiment découvrir l'existence des "litteral version videos" sur youtube : des mecs se sont amusés à réécrire et réenregistrer des textes de chansons pour coller au millimètre à ce qui est montré dans les clips, sur le mode de la description la plus littérale qui soit.
J'avoue avoir pris mon pied sur celui-là :
Et puisqu'on parle redondance, un peu de tautologie avec ce sketch de Kad et Olivier qui me valut quelques larmes :
vendredi 12 juin 2009
dimanche 26 avril 2009
Mécanique cosmique
C'est en tant que fan des bringuezingues de Deerhoof que je me suis mis, il y a quelques années, à me pencher sur les travaux menés par leur ex-guitariste Chris Cohen, sous le nom de The Curtains tout d'abord, et plus récemment sous le doux sobriquet de Cryptacize (en compagnie de la charmante Nedelle). Les deux albums de ce projet en trio (dont un tout récent Mythomania) sont de pures merveilles de pop miniature, tarabiscotée et onirique, pleines de grâce candide et d'ingéniosité mélodique.
Deux fraîches découvertes motivent plus spécifiquement la rédaction de ce billet :
Tout d'abord, j'apprends - dans un mélange d'incrédulité et d'allégresse - que ces doux illuminés venaient jouer à quelques encablures de mon domicile fort prochainement, le 5 juin au Quilit-Quilit à Béthune (62) pour être précis.
Ensuite, je découvre que "Cosmic Sing-A-Long", leur "tube" du précédent album, et dont voici la vidéo :
a fait l'objet d'une reprise pour le moins stupéfiante, totalement mécanisée par les soins de l'artiste Nick Yulman.
Les mots me manquent pour décrire le monumental kif que m'inspire cette adaptation...
Deux fraîches découvertes motivent plus spécifiquement la rédaction de ce billet :
Tout d'abord, j'apprends - dans un mélange d'incrédulité et d'allégresse - que ces doux illuminés venaient jouer à quelques encablures de mon domicile fort prochainement, le 5 juin au Quilit-Quilit à Béthune (62) pour être précis.
Ensuite, je découvre que "Cosmic Sing-A-Long", leur "tube" du précédent album, et dont voici la vidéo :
a fait l'objet d'une reprise pour le moins stupéfiante, totalement mécanisée par les soins de l'artiste Nick Yulman.
Les mots me manquent pour décrire le monumental kif que m'inspire cette adaptation...
samedi 18 avril 2009
Message à caractère promotionnel
Sharko sort son nouvel album "Dance On The Beast" ces jours-ci et assure sa promotion à la main, tout seul, comme un grand.
mardi 17 février 2009
Jolie Gaulle #8 : un été au poèle
Il commença sa carrière dans la chanson sous le pseudonyme de Frédéric Dial. Ses dernières traces phonographiques sont parues sous la signature du terrifiant clown Poppy. Mais pour sa maman, l'officier de l'état-civil et toute une floppée de mélomanes anonymes, il reste à jamais Frédéric Lecoultre, auteur et interprète de quelques joyaux de la chanson intello comme Mac & Kate (sic), L'Habitat Urbain ou Si Tu Touches à Mon Oiseau.
Quand je fis, il y a une quinzaine d'années, la découverte de son 45 tours "J'ai un poèle à mazout", je logeais pour les vacances avec les membres d'un petit orchestre de musique de jeunes dont je faisais alors partie.
Nous avions fait l'acquisition de cette rondelle de vinyle dans une brocante, où nous avions également trouvé un excellent mange-disque, qui sonorisa nos soirées rosé/cacahuètes.
Le morceau eut tôt fait de nous terrasser par sa musicalité inespérée : trompettes à la Bacharach, basses à la Melody Nelson, fills de batterie à la Ringo Starr, textes à la con.
Galvanisés par ce chef d'oeuvre, nous tentâmes littéralement d'épuiser le disque, d'en extirper tout le jus, en le passant non-stop, jour et nuit. Au final (je dirais une soixantaine d'heures quand même) le disque se révèla plus endurant que nous. Mais chacun des auditeurs forcenés de cet été-là garde depuis lors, gravée pour l'éternité dans sa mémoire, la beauté de ces vers dignes de James Joyce :
"C'est le même que celui de Monsieur Raspoutine,
le barbu qui avait une verrue sur le cou
La chaleur de mon poèle te donnera bonne mine,
et j'en suis convaincu t'auras le feu aux joues"
le barbu qui avait une verrue sur le cou
La chaleur de mon poèle te donnera bonne mine,
et j'en suis convaincu t'auras le feu aux joues"
Frédéric Lecoultre J'ai Un Poèle à Mazout (1971)
vendredi 6 février 2009
Nuggets de Héron #3 : M Ward
A l'heure où paraît son sixième album (le bel "Hold Time") sous les louanges d'une presse que j'eusse - en toute franchise - aimé voir se réveiller plus tôt, je vous propose de (re)découvrir deux vieux morceaux méconnus du bon M WARD, champion international de la ballade nocturne à ululer sous le porche, un verre de Southern Comfort sous la main.Le premier est un extrait de l'album de Rodriguez ("Swing Like A Metronome") paru chez Devil In The Woods en 1999 .
A l'époque, Matt faisait partie de cet étrange trio, à la fois passionné par le rock oblique de Firehose et Sonic Youth mais aussi par quelques grands chantres du folk rural tels que Townes Van Zandt. Il y composait et chantait une bonne moitié des chansons, comme ce désarmant Teresa, qui contient l'une de mes rimes approximatives préférées de tous les temps : "you can cover it in mud / i will always think you're talented". Pour l'anecdote, le morceau est produit par Jason Lytle de Grandaddy...
RODRIGUEZ Teresa
Plus rare à dénicher, la chanson "Persuasion" ci-dessous était offerte par l'artiste aux visiteurs du site des Disques Mange-tout, label qui fit paraître ses deux premiers albums dans l'Hexagone.
La chanson provient, si je ne m'abuse, des sessions de l'album "End Of Amnesia". Elle en possède en tous cas la facture onirique et réconfortante.
M WARD Persuasion
mardi 3 février 2009
My Friend Goo
Heureux papa de deux jeunes garçons, je suis confronté au quotidien à l'existence de mondes culturels parallèles. J'ai ainsi acquis, ces dernières années, quelques rudiments en généalogie Pokemon, en assemblage de Mégazord, en chorégraphie Tecktonik, et même quelques prises mortelles issues de la tradition tortue ninja. Très vite, dans le cortège des divertissements juvéniles, la question du jeu video s'est imposée, avec son lot de questionnements éducatifs. Allais-je devoir sacrifier aux usages contemporains et doter mes têtes blondes de coûteuses consoles dernier-cri ? Combien de temps parviendrai-je à les détourner des jeux à succès promouvant la décapitation, la quéte effrennée de biens matériels, la fouille de string et les courses de dragsters en agglomération ? L'extermination virtuelle de soldats irakiens ou de zombies hongrois constitue-t-elle un passage obligé dans l'intégration sociale d'un jeune citoyen européen ? Ce sont quelques-unes des questions qui agitent mon frêle cerveau d'apprenti-éducateur.
A l'inverse, j'explorai sans grand enthousiasme l'offre des programmes pédagogiques proposés sur le marché et ses concepts fumeux, genre "découvre le patrimoine médiéval de ta région en résolvant des questions d'orthographe et des équations à deux inconnues posées par de très amusantes reproductions de peintres flamands".
C'est dans ce contexte, à la recherche d'une alternative aux combats de monstres mais aussi aux punitions cultureuses que je fis la découverte du jeu "The World Of Goo".
Il s'agit d'un logiciel créé par deux américains "indépendants", disponible sous PC, Mac et même dans une version développée pour la console Wii. Le programme est payant (aux alentours de 20$ pour un achat en ligne) mais on peut déjà s'amuser quelques heures gratuitement en téléchargeant le premier quart du jeu - sans rien débourser - sur le site des créateurs.
En un mot comme en cent, j'ai trouvé ce petit divertissement numérique génial, et pour le coup véritablement familial.
Il s'agit d'un compromis entre le jeu de construction, le circuit de domino et le puzzle, un hybride de Badaboum et de Lemmings, mettant à l'épreuve l'astuce et le sens de l'équilibre du joueur. Il faut, la plupart du temps, y construire des ponts, des passages ou des tours permettant la circulation de petites boules noires nommées "Goo balls" en prenant en compte les lois naturelles de la pesanteur, restituée avec un réalisme stupéfiant. C'est très simple à prendre en main, très sobre graphiquement, drôle, léger, et très convivial.
Alors certes, ça manque un peu de gunfight en Ferrari et de danseuses vampires lubriques, mais si vos rêves d'avenir ne ressemblent pas à des clips de Nadiya , ça pourrait bien vous faire marrer quelques heures...
A l'inverse, j'explorai sans grand enthousiasme l'offre des programmes pédagogiques proposés sur le marché et ses concepts fumeux, genre "découvre le patrimoine médiéval de ta région en résolvant des questions d'orthographe et des équations à deux inconnues posées par de très amusantes reproductions de peintres flamands".C'est dans ce contexte, à la recherche d'une alternative aux combats de monstres mais aussi aux punitions cultureuses que je fis la découverte du jeu "The World Of Goo".
Il s'agit d'un logiciel créé par deux américains "indépendants", disponible sous PC, Mac et même dans une version développée pour la console Wii. Le programme est payant (aux alentours de 20$ pour un achat en ligne) mais on peut déjà s'amuser quelques heures gratuitement en téléchargeant le premier quart du jeu - sans rien débourser - sur le site des créateurs.
En un mot comme en cent, j'ai trouvé ce petit divertissement numérique génial, et pour le coup véritablement familial.
Il s'agit d'un compromis entre le jeu de construction, le circuit de domino et le puzzle, un hybride de Badaboum et de Lemmings, mettant à l'épreuve l'astuce et le sens de l'équilibre du joueur. Il faut, la plupart du temps, y construire des ponts, des passages ou des tours permettant la circulation de petites boules noires nommées "Goo balls" en prenant en compte les lois naturelles de la pesanteur, restituée avec un réalisme stupéfiant. C'est très simple à prendre en main, très sobre graphiquement, drôle, léger, et très convivial.
Alors certes, ça manque un peu de gunfight en Ferrari et de danseuses vampires lubriques, mais si vos rêves d'avenir ne ressemblent pas à des clips de Nadiya , ça pourrait bien vous faire marrer quelques heures...
vendredi 30 janvier 2009
C'est bien urbain

Je ne parle pas souvent de hip-hop par ici. Faut dire aussi que c'est rarement dans ce champ esthétique que surviennent mes coups de foudre les plus mémorables.
Une fois n'est pas coutume : voilà que mes récentes pérégrinations musicales me mènent sur les traces de quelques lascars assez épatants qui me donneraient presque envie d'investir dans un survête blanc et de m'enquérir du prix des gourmettes.
Cette semaine, j'ai ainsi découvert les travaux de SEPT, rappeur français à la plume bien trempée, qui a récemment fait paraître un album intitulé "Le Jeu Du Pendu" en compagnie de son camarade LARTIZAN. Le disque est disponible chez LZO Records mais écoutable dans son intégralité sur Deezer. Je bloque pour ma part sur le titre "Tu tues" (en écoute aussi sur leur myspace), réjouissante réponse aux clichés ego-trip et aux postures de mâle dominant toujours en vigueur dans les cultures urbaines. Vous ne serez - j'imagine - pas surpris que je m'entiche de pareil texte, riche en images évocatrices telles que "Si j'étais une cassette tu serais un coffret" ou bien "T'es Monica Bellucci en robe d'été /j'suis Larusso encore pètée à chercher ses Gucci dans son Audi TT." Bon son, bonne rimes, comme aux meilleurs moments des Svinkels, mais en plus street-crédible et en un peu moins potache.
De l'autre côté du Channel, il y a le groupe MONGREL, qui s'apprête à publier son premier album, qui m'a aussi bien fait kiffer la vibes. Conçu comme un supergroupe fourré à l'indie-rock coolos (des membres d'Arctic Monkeys et des Babyshambles y font poum-tchak et bling-blang), le projet se détache surtout de la concurrence grâce à la participation de rappeurs et rappeuses quasi-inconnus mais plutôt féroces, qui viennent postillonner avec brio sur des beats sympatoches, . On n'est pas très loin du crossover popularisé par Gorillaz, mais le ton est plus virulent, les MC plus cinglants, dans un esprit rappelant également la patate des vieux Asian Dub Foundation. Allez donc voir la video de "The Menace" pour vous faire une idée et ne négligez pas l'album à sa sortie : il tient sérieusement la route.
jeudi 8 janvier 2009
Firmament de la Navrance : Le plomb et la plume

André Gide disait : "Je n'écris que pour être relu".
A propos d'Abd-Al-Malik, on a envie d'écrire "Il n'écrit que pour être relou".
On est d'accord : "C'est du lourd" est de très, très loin le morceau le plus navrant publié en 2008.
Relayé par France Inter et Telerama, le scoop est finalement passé : des blacks en survêtement, y en a des bien.
Ouf. Je retourne de ce pas à la Fnac me réconcilier avec la France d'en bas.
Heureusement, 2009 est là et les challengers de la Navrance doivent, quelque part dans une chambrette française mordiller leur bic et ourdir leur revanche.
On a grand peine à imaginer où tout ça nous mènera, mais j'ai pas hâte d'y être.
vendredi 5 septembre 2008
Nuggets de Héron #2 : Richard Davies
Je profite que le sujet soit d'actualité ces deux derniers jours chez A Tombouctou Sans Mariachis pour vous lâcher un petit inédit sympatoche de Richard Davies.
Je ne vais pas vous réécrire la bio de cet étrange songwriter australien mais si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage à aller farfouiller dans les disques des Moles (groupe psychédélique/baroque/zarbi) et à vous acheter sans hésitation l'album de Cardinal (sommet de pop précieuse et fleurie).
Le morceau en question s'appelle "Cooper Rediscovered Radials", envoie du gros balayage de guitare acoustique en avant-plan, du chant nasillard (à faire passer Dylan pour Jeff Buckley), et figurait initialement sur un 7" offert avec le premier tirage de l'excellent album "Telegraph".
Vous remarquerez par ailleurs que j'abandonne le joli Dewplayer pour le plus terne Zplayer, tout simplement parce que ce dernier intègre par défaut une fonctionnalité vous permettant de télécharger le morceau (suffit de cliquer sur la petite icône en bas à droite sur le lecteur, juste à côté de la petite étoile), chose que je ne parviens pas à intégrer dans Dew.
Je ne vais pas vous réécrire la bio de cet étrange songwriter australien mais si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage à aller farfouiller dans les disques des Moles (groupe psychédélique/baroque/zarbi) et à vous acheter sans hésitation l'album de Cardinal (sommet de pop précieuse et fleurie).
Le morceau en question s'appelle "Cooper Rediscovered Radials", envoie du gros balayage de guitare acoustique en avant-plan, du chant nasillard (à faire passer Dylan pour Jeff Buckley), et figurait initialement sur un 7" offert avec le premier tirage de l'excellent album "Telegraph".
Vous remarquerez par ailleurs que j'abandonne le joli Dewplayer pour le plus terne Zplayer, tout simplement parce que ce dernier intègre par défaut une fonctionnalité vous permettant de télécharger le morceau (suffit de cliquer sur la petite icône en bas à droite sur le lecteur, juste à côté de la petite étoile), chose que je ne parviens pas à intégrer dans Dew.
mercredi 3 septembre 2008
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